Dominique de Villepin refuse la taxe Zucman et veut rétablir l'impôt sur la fortune, tout en alourdissant les successions
Sur LCI, l'ancien Premier ministre écarte la taxe Zucman, plaide pour le retour de l'ISF et une hausse des droits de succession, sans changer le droit actuel.

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Dominique de Villepin veut faire davantage contribuer les plus fortunés, mais pas par la taxe Zucman. Interrogé sur LCI au sujet des inégalités et de l’enrichissement d’une partie de la population, l’ancien Premier ministre juge ces écarts trop importants et replace la fiscalité du patrimoine au centre du débat.
Il assume un rétablissement de l’impôt sur la fortune : « Je suis contre la taxe Zucman mais je suis pour le retour de l’impôt sur la fortune ». Il se dit aussi favorable à « une augmentation de l’impôt sur les successions » et à une révision des niches fiscales. Cette ligne, rapportée par Capital le 18 septembre 2026, se rattache selon lui à la justice sociale, qu’il décrit comme « le préalable à toute reconstruction de la société française ».
Une taxe jugée mal calibrée, pas un refus de taxer les plus aisés
Son opposition à la taxe Zucman tient à un calibrage qu’il estime défaillant. « Parce que je crois que la taxe Zucman est mal calibrée et qu’elle est spoliatrice d’un certain nombre d’entreprises », explique-t-il. Le désaccord ne revient pas à écarter une hausse de contribution des plus riches : il préfère d’autres instruments, au premier rang desquels l’impôt sur la fortune, et un effort de redressement des comptes qui, selon lui, doit d’abord concerner les plus favorisés.
Il refuse en parallèle les attaques personnelles contre les grandes fortunes. Interrogé sur le terme de « nuisibles » appliqué aux milliardaires, il répond par la négative et juge le mot « totalement déplacé ».
Cette position n’est pas celle du contre-budget socialiste qui combine taxe Zucman et taxation des très gros héritages. Dominique de Villepin écarte explicitement le dispositif Zucman tout en réclamant un ISF et des successions plus lourdement taxées.
L’IFI reste la règle, l’ISF n’est qu’une proposition politique
Le droit en vigueur n’a pas changé. Une personne est soumise à l’impôt sur la fortune immobilière si la valeur nette de son patrimoine immobilier dépasse 1 300 000 euros au 1er janvier. Sont concernés les biens et droits immobiliers détenus directement et indirectement. Certains biens sont partiellement ou totalement exonérés et certaines dettes peuvent être déduites avant imposition. L’IFI est l’impôt actuel. Le retour de l’impôt de solidarité sur la fortune reste une orientation politique, non une règle adoptée.
Droits de succession : un souhait, aucun nouveau barème
Sur les héritages, Capital ne rapporte aucun seuil, barème ni calendrier précis. Le montant taxable d’une succession se calcule toujours après inventaire et déduction des dettes exigibles au décès. La part de chaque héritier dépend de l’ordre légal, du testament et des donations déjà reçues. L’abattement et le barème tiennent compte du lien avec le défunt. Ces règles ne sont pas modifiées par la déclaration de l’ancien chef du gouvernement.
Cette fiscalité successorale actuellement applicable varie fortement selon le lien de parenté. Une hausse des droits, si elle était un jour traduite en loi, se superposerait à ce barème déjà très différencié, sans que les modalités en soient connues aujourd’hui.
Le débat reste ouvert entre un ISF à rétablir, des successions à alourdir et un IFI inchangé à 1 300 000 euros.
Sources
- https://www.capital.fr/economie-politique/contre-la-taxe-zucman-dominique-de-villepin-est-pour-le-retour-de-l-impot-sur-la-fortune-1530278
- https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F563
- https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14198


