CSG des retraites en 2027 : des seuils revalorisés de 0,9% alors que les pensions ont déjà grimpé de 2,2%
En 2027, le taux de CSG des retraites dépendra du RFR 2025. Des seuils trop lents face à la hausse des pensions peuvent faire reculer le net.

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Dès 2027, le taux de CSG prélevé sur les pensions sera calé sur le revenu fiscal de référence de 2025. Le décalage est mécanique : les retraites de base ont été revalorisées de 2,2% en 2025, tandis que les plafonds qui déclenchent les taux de CSG, de CRDS et de Casa ne suivent que l’inflation retenue pour ces seuils, indiquée à 0,9%. Un RFR qui a bougé un peu plus vite que ces barèmes peut donc faire changer de tranche, et le virement net diminuer même si le brut n’a pas reculé.
Le taux applicable en 2027 se lit sur l’avis d’imposition reçu à l’été 2026, celui qui porte le RFR 2025. L’article L. 136-8 du Code de la sécurité sociale relie la revalorisation des seuils à l’évolution des prix, pas à la hausse réelle des pensions. C’est ce décalage, et non une nouvelle loi de taux, qui pousse certains dossiers vers 3,8%, 6,6% ou 8,3%.
Les plafonds de RFR 2025 déjà avancés pour 2027
Les montants suivants ont été publiés pour l’année 2027, sur la base du RFR 2025. Pour une personne seule, l’exonération totale de CSG resterait ouverte jusqu’à 13 165 euros. Le taux réduit de 3,8% irait jusqu’à 17 210 euros. Le taux médian de 6,6% s’appliquerait jusqu’à 26 709 euros. Au-delà, le taux normal de 8,3% prendrait le relais.
Pour un couple, les mêmes paliers seraient de 20 196 euros (exonération), 26 402 euros (taux réduit) et 40 968 euros (taux médian). Au-dessus, 8,3%. Ces barèmes s’ajoutent à la CRDS à 0,5%. La Casa à 0,3% n’est due que lorsque la CSG est déjà au taux médian ou au taux normal, selon les règles rappelées par l’Assurance retraite.
Le lissage n’empêche pas tous les sauts de taux
Un dépassement unique ne suffit pas toujours. Pour un passage depuis le taux réduit, le taux de CSG n’augmente que si le plafond est franchi 2 années de suite. Un revenu exceptionnel en 2025, par exemple une vente, ne bascule donc pas automatiquement le prélèvement en 2027 si le RFR 2024 restait sous le seuil alors en vigueur.
Cette protection n’est pas générale. L’Assurance retraite précise, pour le régime en vigueur, qu’il n’existe pas de lissage lorsqu’on quitte le taux médian pour le taux normal : le passage de 6,6% à 8,3% s’applique dès que le RFR de référence le justifie. Une baisse de revenus, à l’inverse, peut faire reculer le taux dès l’année suivante.
Les seuils officiels déjà publiés pour 2026, revalorisés de 1,8%, illustrent la même logique de parts fiscales et de résidence (métropole, outre-mer hors Mayotte). Ils ne se substituent pas aux plafonds 2027, mais confirment que le RFR N-2 et le nombre de parts restent les seuls curseurs du taux.
Ce que le changement change sur le virement
Passer d’une exonération à 3,8%, ou de 3,8% à 6,6%, ou encore de 6,6% à 8,3%, ampute directement le net mensuel. La différence entre une revalorisation brute et le montant réellement versé après prélèvements se joue souvent à ce stade, bien avant toute décision de caisse sur le montant de base.
Un autre mouvement de net, sans lien avec la CSG, peut aussi venir du prélèvement à la source lorsque le brut de pension reste inchangé. Les 2 mécanismes se cumulent parfois sur le même compte.
Le RFR 2025 est déjà figé. Reste à voir, à l’ouverture de 2027, quels dossiers auront réellement franchi le même plafond 2 fois, et lesquels basculeront sans lissage du médian vers 8,3%.
Sources
- https://www.pleinevie.fr/retraite-travail/retraite/hausse-de-la-csg-ces-nouveaux-seuils-qui-vont-faire-baisser-votre-pension-en-2027-226077.html
- https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/hors-menu/actualites-nationales/retraite/2026/prelevements-sociaux-2025.html
- https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/portail-info/home/retraite/paiements-retraite/prelevements-sociaux-retraite.html


