Sur cette page (sommaire)
Les aides après un décès dépendent d’abord de votre lien avec le défunt et de sa situation : actif, chômeur, retraité, fonctionnaire ou indépendant. Le conjoint marié est le mieux protégé (capital décès, pension de réversion, allocation veuvage avant 55 ans). Les enfants mineurs ont droit à l’allocation de soutien familial et parfois à une pension d’orphelin. Un enfant adulte touche rarement une aide, mais il peut récupérer les frais qu’il a avancés. Aucune de ces sommes n’est versée d’office : chacune se demande à un organisme précis.
Cette page sert d’aiguillage. Repérez votre situation dans le tableau, puis suivez le lien vers la page détaillée. Les montants sont ceux en vigueur au 12 octobre 2026.
Quel tableau pour s’y retrouver ?
| Vous êtes | Aides possibles | Montant 2026 | À demander à |
|---|---|---|---|
| Conjoint marié | Capital décès ; pension de réversion ; allocation veuvage si moins de 55 ans ; rente de conjoint d’une prévoyance | 4 009 € ; 54 % (base) et 60 % (Agirc-Arrco) ; 719,58 € net par mois maximum | CPAM ; info-retraite.fr ; Carsat ou MSA ; organisme de prévoyance |
| Partenaire de Pacs | Capital décès (prioritaire s’il était à charge, sinon au même rang que le conjoint non séparé) ; pas de réversion ni d’allocation veuvage | 4 009 € | CPAM |
| Concubin | Capital décès seulement s’il était à la charge effective du défunt ; allocation décès France Travail | 4 009 € ; 120 fois l’allocation journalière | CPAM ; France Travail |
| Parent seul d’un enfant mineur | Allocation de soutien familial ; RSA majoré si ressources faibles ; majoration de réversion pour enfant | 200,78 € par enfant et par mois ; majoration de 113,59 € par enfant | Caf ou MSA ; caisse de retraite |
| Orphelin de ses deux parents | Pension d’orphelin ; ASF versée à la personne qui l’élève ; rente éducation | 54 % de la retraite du parent, 108,57 € brut minimum ; ASF 267,63 € par mois | Info-retraite ; Caf ; prévoyance |
| Enfant adulte | Capital décès à défaut de bénéficiaire prioritaire ; remboursement des frais d’obsèques avancés ; congé pour décès | 4 009 € ; jusqu’à 5 965 € sur le compte du défunt ; 3 jours | CPAM ; banque du défunt ; employeur |
| Parent qui perd un enfant de moins de 25 ans | Allocation forfaitaire de décès d’un enfant ; congé pour décès et congé de deuil | 2 319,32 € ou 1 159,68 € selon les ressources ; 12 ou 14 jours plus 8 jours | Caf ou MSA ; employeur |
| Proche ou aidant qui a payé les obsèques | Remboursement sur le compte du défunt ; remboursement par l’Assurance retraite dans la limite des sommes dues au retraité | 5 965 € maximum ; 2 286,74 € maximum | Banque ; caisse de retraite du défunt |
Les montants de la réversion et de l’allocation veuvage sont des maximums : ils baissent si vos ressources dépassent les plafonds. Le détail des conditions, situation par situation, figure dans les pages qui suivent.
Vous êtes le conjoint survivant
Trois droits sont à examiner en priorité. Le capital décès de la CPAM, si votre conjoint était salarié, chômeur indemnisé, en arrêt maladie ou invalide dans les 3 mois précédant le décès : vous êtes prioritaire si vous étiez à sa charge, et vous avez sinon 2 ans pour le demander. La pension de réversion, à demander en une seule fois sur info-retraite.fr pour tous les régimes : notre guide de la pension de réversion en détaille les conditions. Enfin, avant 55 ans, l’allocation veuvage prend le relais pendant 2 ans au maximum.
Si votre conjoint était retraité du régime général, l’Assurance retraite peut accorder une aide temporaire, sous conditions de ressources, pour faire face à la rupture du deuil (aide aux retraités en situation de rupture). Si c’était un ancien travailleur indépendant retraité, une aide au conjoint survivant peut atteindre 2 000 €, à demander dans les 6 mois. Le parcours complet est décrit sur la page mon mari est décédé, quels sont mes droits.
Vous élevez seul des enfants après le décès de l’autre parent
L’allocation de soutien familial (200,78 € par mois et par enfant) est due sans condition de ressources tant que vous vivez seul. Si vos ressources sont faibles, le RSA est majoré pendant 12 mois sur une période de 18 mois après le veuvage, ou jusqu’aux 3 ans du plus jeune enfant. Pour l’impôt sur le revenu, un veuf ou une veuve avec un enfant à charge garde 2,5 parts. Les aides propres aux enfants (pension d’orphelin, rente éducation, bourses) sont réunies sur la page aides financières après le décès d’un parent.
Vous étiez pacsé ou en concubinage avec le défunt
Le partenaire de Pacs peut recevoir le capital décès de la CPAM : en priorité s’il était à la charge effective, totale et permanente du défunt, sinon au premier rang des bénéficiaires non prioritaires, avec le conjoint non séparé, dans un délai de 2 ans. Le concubin n’y a droit que s’il était à la charge du défunt. Ni l’un ni l’autre n’a droit à la pension de réversion ou à l’allocation veuvage, réservées aux couples mariés. En revanche, si le défunt était demandeur d’emploi indemnisé, l’allocation décès de France Travail est ouverte au partenaire de Pacs comme au concubin : 120 fois le montant journalier de son allocation, majoré de 45 fois par enfant à charge pour le partenaire de Pacs, à demander dans les 2 ans. Les règles d’attribution du capital décès sont détaillées sur la page qui a droit au capital décès.
Vous perdez un enfant
Si l’enfant avait moins de 25 ans et vivait au foyer, la Caf ou la MSA verse une allocation forfaitaire : 2 319,32 € si les ressources du foyer ne dépassent pas 99 940 € pour un enfant à charge, 1 159,68 € au-delà. Elle est automatique pour un allocataire, sur formulaire sinon, et ne se cumule pas avec un capital décès de la Sécurité sociale : il faut choisir. Un salarié a droit à 12 jours ouvrables de congé pour décès, 14 si l’enfant avait moins de 25 ans, plus 8 jours de congé de deuil à prendre dans l’année.
Vous êtes l’enfant adulte d’un parent âgé
Vous n’avez en général droit à aucune allocation, mais plusieurs sommes peuvent vous revenir ou être récupérées : capital décès si le parent était encore actif, remboursement des frais d’obsèques avancés, sommes dues par les caisses de retraite, et, si le parent survivant est âgé, des aides pour lui. La page aides après le décès d’un parent âgé détaille ces pistes.
Qui paie les obsèques et quelles aides demander ?
Les obsèques sont payées en priorité par le contrat obsèques du défunt s’il en avait un, puis par la succession et les héritiers. Le prélèvement sur le compte du défunt, jusqu’à 5 965 €, est souvent la première solution. La répartition entre héritiers, l’obligation des enfants même s’ils renoncent et le rôle de la commune sont expliqués sur la page qui paie les obsèques. Les demandes d’aide auprès de chaque organisme sont détaillées sur la page demander une aide pour payer les obsèques.
Comment ne rien oublier ?
- Listez la situation du défunt au jour du décès : salarié, chômeur, retraité, fonctionnaire, indépendant.
- Demandez le capital décès à la CPAM si le défunt était actif ou assimilé.
- Déposez la demande de réversion en ligne si vous êtes ou avez été marié au défunt.
- Prévenez la Caf ou la MSA de tout changement de situation familiale.
- Interrogez l’employeur, la mutuelle et les assureurs pour les capitaux contractuels : le guide de la recherche de capitaux après un décès en dresse la liste.
Questions fréquentes
Quelles aides après le décès de son conjoint ?
Le capital décès de la CPAM si le conjoint était actif ou assimilé, la pension de réversion à partir de 55 ans au régime général, l’allocation veuvage avant 55 ans, et les garanties de prévoyance. Les caisses de retraite peuvent aussi accorder des aides ponctuelles sous conditions.
Existe-t-il une aide de l’État pour un décès ?
Il n’existe pas d’aide unique et automatique. Les droits passent par la Sécurité sociale (capital décès), les caisses de retraite (réversion, allocation veuvage), la Caf (allocation de soutien familial) et, pour les familles sans ressources, la commune qui prend en charge les obsèques.
Un partenaire de Pacs a-t-il droit à une aide après le décès ?
Il peut recevoir le capital décès de la CPAM, en priorité s’il était à la charge du défunt. Il n’a droit ni à la pension de réversion ni à l’allocation veuvage, réservées aux personnes mariées.
Quelle aide pour un enfant qui perd un parent ?
Le parent survivant qui élève seul l’enfant perçoit l’allocation de soutien familial, 200,78 € par mois et par enfant. Une pension d’orphelin est versée si les deux parents sont décédés, et une rente éducation peut exister si le parent avait une prévoyance.
La Caf verse-t-elle une aide en cas de décès ?
Oui dans deux cas nationaux : l’allocation de soutien familial pour un enfant orphelin d’un parent, et l’allocation forfaitaire versée aux parents qui perdent un enfant de moins de 25 ans. D’autres aides ponctuelles relèvent de l’action sociale locale de chaque Caf.
Un concubin a-t-il droit à une aide après le décès de son compagnon ?
Il n’a droit ni à la réversion ni à l’allocation veuvage. Il peut recevoir le capital décès de la CPAM s’il était à la charge du défunt, et l’allocation décès de France Travail si le défunt était demandeur d’emploi indemnisé.
Sources officielles
- Service-Public.fr : Capital décès versé pour le décès d’un salarié du secteur privé (consulté le 12 octobre 2026)
- Service-Public.fr : Allocation veuvage (consulté le 12 octobre 2026)
- Service-Public.fr : Allocation de soutien familial (ASF), enfant orphelin (consulté le 12 octobre 2026)
- Service-Public.fr : Allocation versée en cas de décès d’un enfant (consulté le 12 octobre 2026)
- Service-Public.fr : Qui doit payer les frais d’obsèques ? (consulté le 12 octobre 2026)
- France Travail : allocation décès (consulté le 12 octobre 2026)
- Service-Public.fr : RSA parent isolé (consulté le 12 octobre 2026)
- L’Assurance retraite : l’aide au conjoint survivant (consulté le 12 octobre 2026)
Comment cette page est tenue à jour. Les montants, plafonds et délais sont vérifiés sur les sources officielles citées à la date indiquée en haut de page, et revus à chaque revalorisation. Cette page donne une information générale : elle ne remplace pas l’avis de votre caisse, d’un notaire ou d’un avocat.
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