À l’approche du 6 octobre 2026, Domitys et Grand-Mercredi publient un baromètre sur la santé mentale des aidants familiaux. L’enquête, menée durant l’été 2026 auprès de 300 répondants, dresse un tableau net : 49,3% des personnes interrogées déclarent un épuisement total ou des répercussions directes sur leur santé. La fatigue émotionnelle concerne près de 85% des réponses.

Chez les aidants qui travaillent, 81% disent manquer de temps pour eux-mêmes. Le premier besoin exprimé n’est pas un dispositif abstrait : 51,2% veulent d’abord retrouver du temps personnel. 43% citent un relais temporaire ou un séjour de répit pour le proche accompagné. Plus de 55% indiquent ne pas connaître leurs droits ou buter sur la complexité administrative.

Ce que le baromètre révèle au-delà de la fatigue

L’accompagnement d’un parent, d’un conjoint ou d’un proche en perte d’autonomie s’ajoute souvent à une activité professionnelle. Le baromètre isole ce triple emploi du temps : travail, aide, vie personnelle. Le manque de relais n’est pas seulement un inconfort. Il se traduit, dans les réponses, par un impact déclaré sur la santé de l’aidant.

Les résidences services seniors non médicalisées, dont Domitys, se positionnent comme une option intermédiaire : séjour temporaire pour souffler, ou installation plus durable lorsque le domicile devient trop lourd à organiser. Le groupe met en avant équipes, restauration, animations, services pratiques et espaces de bien-être. Depuis juin 2026, il accueille aussi des séjours de répit développés avec AG2R LA MONDIALE, et indique vouloir renforcer cette offre à l’horizon 2027.

Pour la Journée nationale des aidants, les résidences Domitys doivent proposer des conférences et ateliers d’information gratuits sur les droits, le maintien à domicile et l’organisation d’un séjour temporaire, ainsi que l’accès, selon les équipements, à piscines, méditation, sophrologie ou lits hydromassants. Les équipes doivent aussi orienter vers les formules de répit possibles selon la situation du senior et de son proche.

Les salariés aidants peuvent croiser ces besoins avec les congés, droits à la retraite et solutions de répit déjà prévus dans le cadre professionnel.

Le droit au répit dans l’APA, ce que dit le portail officiel

Le portail national pour l’autonomie des personnes âgées, mis à jour le 15 janvier 2026, rappelle que le droit au répit vise à libérer du temps, se reposer et éviter l’épuisement. Le plan d’aide de l’APA à domicile peut financer des solutions : accueil de jour ou de nuit, hébergement temporaire en établissement ou en accueil familial, relais à domicile.

Lors d’une première demande d’APA, d’une révision ou d’un renouvellement, l’équipe médico-sociale évalue à domicile les besoins de la personne aidée et ceux des proches, notamment en matière de répit. L’aide au répit doit figurer dans le plan d’aide.

Une majoration de l’APA peut s’ajouter lorsque le plafond du plan d’aide est atteint. L’aidant doit être le proche d’une personne bénéficiaire de l’APA, assurer une présence ou une aide indispensable à la vie à domicile, et ne pas pouvoir être remplacé par l’entourage. En 2026, cette majoration peut atteindre 583,52 euros par an pour financer des aides au répit. Une participation financière peut rester due selon les règles du plan d’aide.

Si la personne aidée n’a pas l’APA, caisse de retraite, mutuelle ou commune peuvent encore être interrogées. APA, AJPA, droit au répit et crédit d’impôt se croisent souvent dans le même dossier familial, comme le détaille le parcours concret d’une aidante auprès de sa mère de 91 ans.

Le vieillissement et le souhait de rester à domicile rendent le répit indissociable du maintien à domicile. Reste à voir si l’information, le relais et la majoration de 583,52 euros passeront réellement du baromètre aux plans d’aide.

Sources

  • https://www.capgeris.com/aidants-et-aides-1689/journee-nationale-des-aidants-pres-d-un-aidant-sur-deux-confronte-a-l-epuisement-ou-a-des-effets-sur-sa-sante-a50530.htm
  • https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/solutions-pour-les-aidants/soutien-financier/l-aide-au-repit-dans-le-cadre-de-l-apa