Les avis de taxe foncière 2026 commencent à apparaître dans les espaces impots.gouv.fr. Pour une partie des propriétaires, la ligne principale peut tomber à zéro : personnes de plus de 75 ans au 1er janvier 2026, titulaires de l’AAH, de l’Aspa ou de l’ASI, dès lors que le logement est la résidence principale et que le revenu fiscal de référence tient dans les plafonds officiels.

L’exonération vise la taxe foncière sur les propriétés bâties. Elle ne s’étend pas à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qui reste due sur le même avis.

12 793 euros pour 1 part, 19 625 euros pour un couple en métropole

Pour les impositions 2026, l’administration retient le revenu fiscal de référence de 2025, celui figurant sur l’avis d’impôt 2026. Le BOFiP, publié le 30 juin 2026, fixe en métropole 12 793 euros pour la première part de quotient familial. Chaque demi-part supplémentaire majore le plafond de 3 416 euros. Un quart de part ajoute 1 708 euros.

Concrètement, le seuil atteint 16 209 euros pour 1,5 part, 19 625 euros pour 2 parts, 23 041 euros pour 2,5 parts et 26 457 euros pour 3 parts. Ces montants ne se confondent pas avec une autre limite particulière de 16 209 euros pour la première part, prévue au I bis de l’article 1417 du code général des impôts pour certains contribuables ayant bénéficié d’un dispositif antérieur.

Outre-mer, les seuils de la première part sont plus élevés : 15 139 euros en Martinique, Guadeloupe et à La Réunion, 15 827 euros en Guyane et à Mayotte, avec des majorations spécifiques pour la première demi-part supplémentaire.

Le revenu fiscal de référence n’est pas le revenu imposable. Pour un retraité, la distinction compte autant que les plafonds d’épargne retraite encore ouverts jusqu’au 31 décembre 2026.

Occupation du logement, Ehpad et automatisme fiscal

Le bien doit rester la résidence principale. Le propriétaire peut y vivre seul, avec son conjoint ou partenaire de Pacs, des personnes à charge, des occupants dont les revenus restent sous les plafonds, ou, dans certains cas, d’autres bénéficiaires de la même allocation.

Un départ en maison de retraite ou en Ehpad n’interrompt pas forcément le droit : l’ancien logement peut continuer à bénéficier de l’exonération s’il reste libre. Cette continuité pèse sur la situation des propriétaires qui quittent leur résidence principale pour entrer en Ehpad.

Aucune demande n’est normalement nécessaire : le service des impôts applique l’exonération. Il reste utile de contrôler l’avis. En cas d’oubli, une réclamation auprès du service des impôts des particuliers peut ouvrir un dégrèvement.

Les avis 2026 continuent d’arriver. Tant que la TEOM figure sur la même page, l’exonération de taxe foncière n’efface pas toute la facture.

Sources

  • https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/5738-PGP.html/identifiant=BOI-BAREME-000006-20260630
  • https://www.moneyvox.fr/impot/actualites/110339/taxe-fonciere-2026-les-retraites-de-plus-de-75-ans-et-les-titulaires-de-aah-exoneres-selon-les-revenus