PER : il vous reste jusqu’au 31 décembre 2026 pour profiter de cet avantage fiscal
À 70 ans, la déduction PER s’arrête au jour de l’anniversaire. Couples, reliquats et calendrier 2026 : ce que le fisc et Service-Public précisent.

Depuis le 1er janvier 2026, les versements sur un plan d’épargne retraite (PER) effectués alors que le titulaire a 70 ans ou plus ne sont plus déductibles du revenu imposable. La loi de finances pour 2026 a tranché. L’administration fiscale a ensuite précisé, dans une mise à jour du Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP) du 10 août 2026, que l’année civile n’efface pas d’un coup l’avantage : c’est le jour exact du 70e anniversaire qui compte.
Une personne née le 15 octobre peut donc encore verser de façon déductible jusqu’au 14 octobre, si un plafond reste disponible. Passé cette date, le versement peut toujours être réalisé, mais sans déduction. Pour ceux qui n’atteignent 70 ans qu’en 2027, le calendrier reste celui de l’année civile : un versement imputable sur les revenus 2026 doit intervenir avant le 31 décembre 2026, sous réserve des délais de traitement du gestionnaire.
Le 70e anniversaire, pas le 1er janvier, ferme le robinet
Service-Public rappelle le cadre : jusqu’à 70 ans, les sommes versées dans l’année peuvent être déduites des revenus de cette même année, dans la limite du plafond. La déduction diminue le revenu imposable, pas directement l’impôt. Son intérêt dépend donc du taux marginal. Les sommes restent en principe bloquées jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage anticipé prévus par la loi. À la sortie, la fiscalité change selon que les versements ont été déduits ou non à l’entrée.
Le plafond PER est le montant maximal déductible. S’il n’est pas utilisé en totalité, le reliquat se reporte. La loi de finances pour 2026 a porté cette durée de 3 à 5 ans pour les plafonds constitués à partir de 2026. En 2026, on peut encore mobiliser le plafond de l’année plus les reliquats de 2023, 2024 et 2025. Pour qui fête ses 70 ans en 2026, ces réserves ne servent que si le versement précède l’anniversaire.
Cette fenêtre n’a pas le même rythme qu’un contrat d’assurance vie dont le fonds en euros reste mesuré à l’aune de la collecte 2026 : ici, c’est le calendrier fiscal, pas le rendement, qui décide.
Couples imposés ensemble : la mutualisation tient encore en 2026
Les couples mariés ou pacsés imposés ensemble peuvent demander la mutualisation de leurs plafonds. Le BOFiP indique que cette faculté ne devient sans objet qu’à compter de l’année suivant celle où l’un des conjoints atteint 70 ans. Si l’un fête ses 70 ans en septembre 2026 et que l’autre est plus jeune, la mutualisation reste possible pour l’imposition des revenus 2026. Le conjoint plus jeune peut alors utiliser, sur son propre PER, des plafonds encore disponibles dans le foyer. Cette possibilité disparaît à compter de 2027, selon la doctrine publiée.
Avant tout versement, le dernier avis d’impôt reste le document de référence pour lire les plafonds restants. Pour un couple, l’enjeu n’est pas seulement le montant : c’est aussi de savoir si la mutualisation a encore un sens cette année-là.
Les versements déductibles n’épuisent pas le budget de la retraite. Les cotisations de mutuelle qui peuvent tripler en 3 ans après un départ pèsent souvent plus vite que le reliquat PER.
Le 31 décembre 2026 clôt, pour beaucoup, la dernière année où un versement peut encore s’adosser à un plafond 2023-2025. Pour ceux qui franchissent 70 ans avant cette date, le compte à rebours est plus court : il s’arrête la veille de l’anniversaire.
Sources
- https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18841
- https://www.boursorama.com/epargne/retraite/actualites/per-a-70-ans-le-fisc-precise-comment-sauver-ses-plafonds-de-deduction-cd9fb5f0d570236aa8acc6eea4d68858


