Depuis le 1er mai 2026, les anciens agents des ministères de l’Éducation nationale, de la Jeunesse, des Sports, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche peuvent souscrire, à titre facultatif, le contrat collectif de santé MGEN de leur dernier employeur. L’État ne verse aucune participation. Le panier de soins reprend les garanties des actifs, avec des options, une cotisation qui monte avec les années de retraite, et des fenêtres d’adhésion strictes.

2 calendriers, selon que la retraite est déjà liquidée ou non

MGEN distingue les agents déjà retraités au 1er mai 2026 et ceux qui cessent leur activité à compter de cette date. Dans le premier cas, la demande doit être formulée dans un délai de 2 ans à compter de l’entrée en vigueur du régime, soit jusqu’au 30 avril 2028. Passé cette date, l’adhésion au contrat collectif santé des retraités n’est plus possible.

Pour un départ à compter du 1er mai 2026, le délai tombe à 1 an après la cessation d’activité. L’UNSA Retraités précise qu’une démarche dans le mois qui suit le départ permet, en pratique, d’enchaîner la couverture « personne retraitée » sur celle de l’actif sans interruption. Les couvertures PSC des actifs, santé et prévoyance, s’arrêtent à la retraite : il n’y a pas de maintien automatique.

L’adhésion n’est ouverte qu’aux titulaires d’une pension de retraite de droit direct (Code des pensions civiles et militaires de retraite, Ircantec, fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels de l’État ou Agirc-Arrco). Le conjoint et les enfants peuvent être couverts dans les mêmes conditions que les ayants droit des actifs. Un retraité qui reprend une activité rémunérée ouvrant droit à pension est résilié du contrat collectif retraité et ne pourra plus y adhérer.

Ce que coûte le socle, année après année

Contrairement au régime des actifs, le retraité paie l’intégralité de la cotisation. Le montant du socle dépend du nombre d’années de retraite, quel que soit l’âge, et est plafonné à partir de la 7e année. Les options, elles, dépendent de l’âge et sont plafonnées à partir de 80 ans.

Pour un adhérent au régime général, MGEN affiche un socle de 78,05 € la 1re année, 97,58 € la 2e, 117,08 € de la 3e à la 5e, 128,79 € la 6e, puis 136,61 € à partir de la 7e année. L’option 1 va de 8,31 € à 15,89 €, l’option 2 de 30,87 € à 59,05 €. Le conjoint est tarifé selon l’âge (socle de 97,97 € à 173,91 €). Les enfants de moins de 21 ans sont au forfait (35,13 € de socle pour le 1er comme pour le 2e) ; à compter du 3e enfant de 21 ans, la couverture est gratuite. S’ajoutent 2% des cotisations hors taxes pour le fonds d’aides aux retraités et 2% pour le fonds d’accompagnement social.

L’UNSA Retraités indique que la cotisation des garanties de base évolue pour atteindre à terme 175% de la cotisation applicable aux actifs. Ce palier, combiné à l’absence de participation employeur, rapproche le choix d’un maintien de mutuelle d’entreprise après le départ, où la facture grimpe aussi vite une fois le statut d’actif perdu.

Individuel MGEN ou collectif, et les autres ministères

Les retraités déjà adhérents à une offre individuelle MGEN et qui souhaitent la conserver n’ont aucune démarche à faire. Ceux qui préfèrent un contrat individuel peuvent encore souscrire « MGEN Santé Prévoyance » pendant les 4 ans suivant le début de la retraite ; au-delà, cette porte se ferme, une autre couverture individuelle restant possible.

Le contrat collectif des retraités reprend les garanties socle des actifs, renforçables par des options. MGEN y rattache des garanties additionnelles : frais d’obsèques, et perte d’autonomie avec une rente viagère pouvant aller jusqu’à 850 € par mois, un capital jusqu’à 2 000 €, et des services pour aidants et aidés. Ces montants s’inscrivent dans un reste à charge santé et autonomie qui dépasse souvent le seul ticket de la complémentaire.

Pour les autres employeurs concernés (ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et AEFE, ministère de la Culture, Conseil d’État), un décret du 6 novembre 2025 ajuste les délais. MGEN oriente vers des lignes dédiées : 09 72 72 16 17 pour l’Éducation nationale, la Jeunesse, les Sports, l’Enseignement supérieur et la Recherche (lundi-vendredi, 8h30-18h) ; 09 72 72 02 40 pour le Conseil d’État ; 09 72 72 02 41 pour la Culture ; 09 72 72 02 44 pour le MEAE et l’AEFE (ces 3 dernières, lundi-vendredi 8h30-20h et samedi 9h-17h).

La fenêtre 2026-2028 reste donc ouverte, mais elle n’est ni indéfinie ni subventionnée. Une reprise d’activité ouvrant droit à pension, un départ mal cadré ou un report au-delà du 30 avril 2028 ferment définitivement le contrat collectif.

Sources

  • https://www.mgen.fr/psc-agents-en-esr-js/retraite/
  • https://retraites.unsa.org/retraites-et-reforme-de-la-protection-sociale-complementaire-comment-s-y