À Courrières, dans le Pas-de-Calais, Raphaël Glucksmann a répété le 25 septembre 2026 ce qu’il avait déjà avancé lors du débat de la primaire de la gauche, le 23 septembre : face à l’explosion des prix des carburants, il faut des aides ciblées, pas une baisse générale des taxes.

Au micro de BFM, l’eurodéputé et coprésident de Place publique a résumé l’urgence ainsi : « répondre à l’urgence sociale des Français, qui ne peuvent pas aller travailler et ne peuvent pas faire face à l’explosion des prix des carburants ». Sa recette tient en 2 chiffres : 500 euros pour le chèque énergie actuel, et 200 euros pour 10 millions de personnes supplémentaires.

Un passage de 150 à 500 euros qui n’existe pas encore dans le droit

« Il faut faire passer le chèque énergie de 150 euros à 500 euros », a-t-il déclaré depuis Courrières. Le 150 euros n’est pas le plafond officiel : c’est le montant moyen qu’il retient. Selon le barème actuel de 48 à 277 euros, seuil de 11 000 euros par unité de consommation et simulateur officiel, l’aide versée aujourd’hui va de 48 euros à 277 euros selon le revenu fiscal de référence et le nombre d’unités de consommation. Un seul chèque est attribué par logement.

Cette aide sert à régler des dépenses d’énergie du logement : facture d’électricité ou de gaz, combustibles de chauffage, charges d’énergie dans un logement social, redevance en logement-foyer ou établissement pour personnes âgées. Elle n’est pas, en l’état, un chèque carburant. Porter le montant à 500 euros, comme le propose le candidat, exigerait un texte puis un vote : ce n’est pas le droit en vigueur.

200 euros pour 10 millions de personnes de plus, et un refus des baisses de taxes

Glucksmann a ajouté une deuxième couche : étendre « de 200 euros à 10 millions de Français supplémentaires qui n’arrivent pas à faire face ». « Il faut répondre à l’incendie », a-t-il dit. Tous les candidats de la primaire de la gauche ne partagent pas cette ligne.

Il s’oppose à une baisse globale des taxes sur les carburants. « Les baisses généralisées de taxes, d’une on n’en a pas les moyens, et 2, ça bénéficierait à des gens qui n’en ont pas besoin. Je ne veux pas que les contribuables français payent pour les week-ends de propriétaires de gros SUV alors qu’on est dans une situation budgétaire catastrophique », a-t-il lâché. Il a toutefois concédé que le président de la République avait « raison de dire qu’il faut régler le problème à la source » sur les carburants.

Ces propositions s’inscrivent dans une séquence déjà ouverte par d’autres leviers, dont les mesures gouvernementales déjà annoncées contre la hausse des carburants et calendrier du chèque énergie. Rien, dans les déclarations du 25 septembre, ne précise le calendrier budgétaire, le financement ni le critère exact d’éligibilité des 10 millions de personnes visées.

Les votes de la primaire de la gauche sont prévus les 9-10 puis 16-17 octobre. Tant qu’aucun texte n’est adopté, le chèque énergie reste calé sur 48 à 277 euros, et l’écart avec les 500 euros et les 200 euros supplémentaires demeure une promesse de campagne.

Sources

  • https://www.capital.fr/economie-politique/pouvoir-d-achat-raphael-glucksmann-appelle-a-augmenter-et-a-elargir-le-cheque-energie-1530495
  • https://www.bfmtv.com/politique/video-carburants-il-faut-faire-passer-le-cheque-energie-de-150-a-500-euros-propose-raphael-glucksmann_VN-202609250552.html
  • https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F33667