1 666 euros de retraite en moyenne, mais les nouveaux pensionnés restent souvent en dessous selon la DREES
La DREES fixe à 1 666 euros bruts la pension moyenne de droit direct fin 2023. Les primo-liquidants, eux, plafonnent à 1 557 euros.

Au sommaire
La pension moyenne de droit direct des retraités résidant en France s’élève à 1 666 euros bruts par mois au 31 décembre 2023. Ce montant, calculé par la DREES pour l’ensemble des régimes, sert souvent de repère. Il ne décrit pourtant ni ce que perçoit chaque assuré, ni ce que touchent ceux qui viennent de liquider un premier droit.
Les 1 666 euros correspondent à la pension brute mensuelle moyenne de l’ensemble des retraités de droit direct, y compris une éventuelle majoration pour 3 enfants ou plus. Ils agrègent retraites de base et complémentaires versées à une même personne. Confondre ce stock de pensionnés avec le flux des nouveaux départs fausse le diagnostic.
1 557 euros bruts pour ceux qui liquident un premier droit
Fin 2023, les primo-liquidants, c’est-à-dire les personnes ayant liquidé un premier droit direct au cours de l’année, perçoivent en moyenne 1 557 euros bruts par mois tous régimes confondus. Après prélèvements sociaux, ce montant tombe à 1 435 euros nets.
L’écart avec la moyenne nationale n’est pas un détail statistique. Il signifie qu’un départ récent peut se situer en dessous du chiffre largement repris dans le débat public. La carrière, les salaires, le nombre de trimestres et les régimes auxquels l’assuré a cotisé pèsent davantage que n’importe quelle moyenne nationale.
Brut, net et régimes : 3 sources d’écart
Pour l’ensemble des retraités de droit direct, le brut de 1 666 euros se ramène autour de 1 541 euros nets après prélèvements sociaux, d’après les données reprises pour 2023. Le brut et le net ne se substituent pas l’un à l’autre : c’est le net qui arrive sur le compte. La distinction entre pension brute, prélèvements sociaux et montant net effectivement versé change le niveau de vie réellement disponible.
Salariés du privé, fonctionnaires, indépendants et professions libérales ne relèvent pas des mêmes règles. À durée d’activité comparable, le statut peut donc éloigner fortement le montant versé de la moyenne. Les interruptions, le temps partiel et des rémunérations plus faibles, plus fréquents dans les carrières féminines, creusent aussi l’écart de droit direct entre hommes et femmes. Une pension de réversion peut ensuite corriger une partie de cette différence, mais seulement lorsque les conditions sont réunies.
Une moyenne nationale ne remplace pas le relevé de carrière
2 personnes parties après plusieurs décennies d’activité peuvent recevoir des montants très éloignés. Chômage, trimestres manquants, salaires mal reportés ou périodes non validées se lisent dans le relevé, pas dans un indicateur agrégé. Les écarts à la moyenne peuvent conduire à vérifier une pension et les données du relevé de carrière avant de liquider définitivement les droits.
Un simulateur d’estimation, en faisant varier l’âge de départ ou la poursuite d’activité, donne un ordre de grandeur personnalisé. Il ne corrige pas à lui seul une anomalie de carrière. Tant que le premier droit n’est pas liquidé, le montant reste une projection, pas un versement.
Les 1 666 euros restent donc un point de comparaison pour 2023, pas une promesse. Pour les primo-liquidants de la même année, le repère officiel est 1 557 euros bruts, soit 1 435 euros nets. C’est ce second chiffre qui décrit le mieux un départ récent, jusqu’à la prochaine photographie statistique.
Sources
- https://www.drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2025-07/Fiche%2007%20-%20La%20pension%20des%20nouveaux%20retrait%C3%A9s.pdf
- https://www.pleinevie.fr/retraite-travail/retraite/les-nouveaux-retraites-francais-percoivent-en-moyenne-une-pension-de-1-666-euros-par-mois-226583.html


